Extraits "Mon amie, ma soeur"
17/12/2015 14:15 par carojulia
"Si je te raconte tout ça, chère Tétie, mon amie de toujours, -et de peut-être plus jamais !-, c’est qu’il faut en remonter là pour comprendre bien des choses qui sont arrivées depuis. Tu vois, je veux encore partager des choses avec toi, même si tu es éloignée, hors de ma portée, très loin de moi… Peut-être que ce texte, bien alambiqué, et même médiocre ou difficile à lire, pourra, dans d’autres sphères, nous rapprocher. Qui sait ? Et donner une seconde chance à notre si belle relation. A-t-elle fait son temps, comme tu le crois sans doute, à l’heure, tardive, qu’il est ? Moi en tous cas je te redis et redis que je n’ai pas tout vécu avec toi, je n’ai pas épuisé tout ce que tu as à donner, toi qui savais être si tendre, parfois. Et de moi tu as encore tout à prendre. Tout à gagner. Tout ce que j’ai encore à t’offrir, si tu savais ! Malgré des sentiments, il faut bien le dire, par moments contradictoires… Mon ressentiment, ma peine.
Je voudrais ne pas les laisser s’immiscer plus longtemps entre nous, vu les ravages qu’ils ont déjà créés. Puisqu’entre nous, justement, il n’y avait jamais eu de mur, de barrière, quels qu’ils soient. On se disait tout. On en riait, même. On se disait « c’est fou, comme notre amitié est forte, plus puissante que tout ! ». On trouvait tellement notre lien incomparable. Il était fait de sang, je te le dis. Pour atteindre à ce tel degré de complicité, de félicité dans nos fous rires, de même que dans ce que nous appelions nos discussions « graves ». Tout était mêlé, le dépassement des interdits, un à un, des sourires qui se disaient tout, en une fraction de seconde, les larmes au même moment du film… Tu étais mon amie, et ma sœur. Mon âme sœur. Et tu l’auras pour toujours, ce « statut ». Tu l’auras à jamais. Sache-le…"
http://www.edilivre.com/librairie/mon-amie-ma-soeur-20b72c90a8.html
Petite présentation
17/12/2015 07:25 par carojulia
Née en Polynésie française de deux parents tous deux navigants, j'aurais toute ma jeunesse profité de cette opportunité pour parcourir le Monde. Une chose parmi tant d'autres a planté en parallèle ses racines dans ma vie: Les mots et leur poésie.
Un "front républicain"?
17/12/2015 07:12 par carojulia
Par bonheur nous vivons (encore) en démocratie et les citoyens à part égale bénéficient du droit de voter pour les représentants qui leur semblent pouvoir défendre au mieux l’« intérêt général »…
A moins que les intérêts privés, les préjugés et les interprétations douteuses de toute sorte qui portent en eux le goût terriblement amer d’un passé inadmissible, vichyste par exemple, ne finissent par renverser un pouvoir légitime - car moral - à défaut d’un « front républicain» suffisamment soudé…
Malgré un retour nécessaire à des politiques on ne peut plus fermes, souvent catégorisées à droite, en matière de maintien de l’ordre. Car les Français, qu’on se le dise, sont malgré tout attachés à un certain ordre lorsque c’est l’identité républicaine, si intriquée à notre identité nationale, qui est malmenée - et, à travers elle, notre état de paix même relatif.
Toujours est-il que c’est devant un Front National comme qui dirait revu et corrigé, assaini et « taillé » sur mesure pour chaque nouvelle élection, c’est à dire redéfini sur les bases d’une nouvelle « assise » littéralement réactionnaire que gauche et droite se doivent également de se repositionner. Et ne trouvent toujours pas le moyen de s’unir !... Ne serait-ce qu’à minima, par des gestes symboliques, des déclarations ou actions communes, que sais-je… De communs idéaux, du reste !
Dans le contexte qui est à présent le nôtre, la fracture se creuse chaque jour davantage entre deux « mouvements » que l’on oppose comme étant démocratique et « politiquement correct », utilisons le mot, d’un côté, et des « forces » très anciennes qui prônent l’avènement – ou plutôt le retour – sur le devant de la scène d’un « ordre nationaliste » (une nouvelle « Révolution nationale »?!) nourri de rancœurs et de projets de transformation radicale à l’égard d’une société prête à tout, oui, presque tout, pour du changement… Mais dans un aveuglement sans doute plus néfaste pour tous qu’il n’y paraît, voilà tout…
Car il nous faut bien admettre qu’un certain laxisme, de gauche comme de droite d’ailleurs ! existe réellement et, de manière récurrente, au nom souvent d’un républicanisme presque trop « bien-pensant », frôle le tout-utopique, quelque part. Et évite les véritables sujets qui méritent débat et réflexion : nationalité, défense, éducation, et surtout la « question des migrants » aujourd’hui, qu’on sait bien ici balayer d’un revers de main. Bref, « se taire »… Pour éviter sans doute la scandaleuse réalité.
Car il nous faut de l’ordre, certes, mais démocratique, et cela, bien sûr, seule une relative paix politique durable sous toutes ses formes, à l’extérieur mais aussi et avant tout à l’intérieur, peut nous le garantir. » in « Les défis du pacifisme », par Caroline Pivert : http://www.edilivre.com/la-revolution-pacifiste-231dd0b865.html
Mon amie, ma soeur
17/12/2015 06:37 par carojulia
"J'ai des regrets fous
Mon amie, ma soeur
Fous de tant d'ardeur
Quand je pense à nous
Oh quand tu es loin
Tu es toujours partout
Et dans mon coeur sans fin
S"écrivent des mots doux
Ah ce monde à nous
Qui défiait l'Heure
Ah tous ces remous
Les vagues du coeur...
Plus belle est l'Erreur
L'ignorance en tout
Quand dedans le coeur
On est jeune et fou
L'horloge de verre
Volant, mille éclats
Cette indifférence
Aux choses de Terre
Mon amie, ma soeur,
Plus belle est l'errance
Quand c'est volontaire,
A deux, comme ici
Plus belle est la nuit
De l'Imaginaire
Qu'importent les clous
Les croix, la bannière,
La barbarie folle aux portes de tout
Quand c'est le matin d'un nous sans mystère
Puisque de ces "tout"
De ces absolus
Ressort la lumière
Que je t'ai reconnue
Comme particulière
Dedans la cohue
L'or dedans le fer
Douceur reconnue
Ame familière!"
In "Mon amie, ma soeur", mon premier roman: http://www.edilivre.com/librairie/mon-amie-ma-soeur-20b72c90a8.html
Une"soumission" qui n'aura pas lieu!
14/12/2015 12:50 par carojulia
Ne minimisons pas le réel "sursaut républicain" qui s'est produit hier: c'est une grande victoire. Victoire pour ceux qui n’ont pas succombé à la haine, à l’attrait du nationalisme sous tension. Pour chacun d’entre nous, de fait, dans la mesure où l’ascension au pouvoir de l’extrême-droite, prélude à d’autres « soumissions » autrement plus improbables (cf. l’ouvrage de M. Houellebecq), serait un frein considérable à la simple « circulation » de nos idées et actions pacifistes. J'avais pour ma part confiance dans le peuple français qui une fois de plus a su se montrer à la hauteur des enjeux: l'union sacrée? Nous devrions y repenser, tous... Voilà ce que j'écrivais il y a encore peu dans mon essai nouvellement sorti: "La révolution pacifiste": "Ce nouveau schéma politique, qui sortirait, donc, des prochaines élections, régionales, puis surtout présidentielles, obéirait à des lois par définition non violentes, donc non « révolutionnaires » au sens admis en premier lieu du mot. Et, surtout, non contraires à « notre » révolution, celle que je continue à nommer « pacifiste », même après des mois et des mois d’instabilité rapportée par les actualités, si souvent promptes à tout « dramatiser »… Le pays est-il donc tant en crise que cela, comme les pessimistes et les cyniques de tous bords voulaient tant nous le faire croire ? Non, car il a réagi. Il a, silencieusement à l’image de la marche du 11 janvier, calmement mais fermement, condamné peut-être une politique trop longtemps laxiste en matière de sécurité et d’éducation surtout. Mais notre « révolution » la plus souhaitable ne sera pas le fruit de l’extrême-droite, non ! bien que celle-ci puisse parfois servir d’aiguillon, admettons-le… - mais d’une mobilisation tout autre.
Peut-être, qui sait, voilà (enfin !) le retour d’une vraie ligne unificatrice, celle, patriote, éclairée, pleine d’un civisme nouveau, bien délimitée dans le cadre du fameux « pacte républicain », et qui, peut-être, pourrait revendiquer pour référence le De Gaulle que l’on admirait tant, celui des grands jours… Là pour nous rappeler que le fait d’avoir, nous aussi, su résister, contre les extrémismes, dans le but de la paix, nous a valu de retenir une leçon : bannir la violence et l’idéologie qui en est la source, « fascisme » de nature vichyste ou islamiste, même si ces mots ont l’air étranges, c’est bâtir une Nation sans divisions stériles. Le Politique, la délibération et la décision publique, démocratique, en outre, doit se substituer à l’idéologique, encore persistant, menaçant et venu des deux côtés, effectivement. Sur ce point M. Houellebecq ne peut qu’avoir raison : nous sommes à la fois menacés par la droite extrémiste et l’extrémisme islamiste. Et les deux nous divisent clairement. Donc, aucune des deux « solutions » n’est réellement viable pour assurer l’unité, la continuité, donc, d’un Etat. A fortiori la France ! L’ancrage de nos cultures, à présent, dans la conviction que dans nos cœurs il n’existe pas meilleure société qu’une démocratie en paix, et représentative de la société dans son unité, est trop puissant. Et si, de plus, elle reste en paix avec elle-même, elle le sera aux yeux du monde, et renforcée, et plus sereine dans les prochaines actions à mener." in http://www.edilivre.com/la-revolution-pacifiste-231dd0b865.html
Un article encore d'actualité?...
13/12/2015 09:09 par carojulia
Le 21/01/15
La nécessité d’une union sacrée en France
1914 : Tous les députés, droite et gauche réunis, pleurent Jaurès et ses appels à la pacification des mœurs…
Mais les nationalismes montent, montent, comme monteraient aujourd’hui dans les sondages les groupements populistes (FN ou autres) au prétexte qu’il faut bien se « défendre ». Mais l’expression est plus qu’équivoque en ces temps troublés où les forces républicaines sont de nouveau mises à mal, après une « union sacrée » qui ne nous leurrons guère ne fut sans doute qu’une façade : les élections partielles récentes dans le Doubs semblent appuyer cette thèse… A l’heure où droite et gauche républicaines peinent tant à redéfinir une stratégie.
Cependant, se « défendre », cela signifie-il vraiment la guerre en réponse à la guerre ? Ou bien, n’existerait-il pas, quelque part, selon l’expression consacrée juridiquement (par toutes les conventions internationales dignes de ce nom), une part majeure de « légitime défense », et au-delà de laquelle il ne nous faudrait pas peut-être trop nous aventurer ?
Pour l’heure, dans le monde politique, autour d’un Manuel Valls plus éloquent et ferme que jamais, la majorité ressoudée s’en tire avec les honneurs. La gestion de la « crise » par l’exécutif - expression là aussi curieusement consacrée, à l’heure même où le nouvel « élan révolutionnaire » qui s’est emparé de la France, tout au moins au sens où nous le pensons, d’une réorganisation profondément pacifique de la société, prend des proportions intéressantes, semble en effet avoir surpris tout le monde, y compris dans les rangs d’une opposition demeurée d’abord muette… Avant d’entonner l’hymne national, elle aussi, le deuil dans l’âme.
Le Président aurait-t-il donc tort ou raison, dans ces circonstances, de s’afficher comme un « chef de guerre » ?
Oui, car il faut se défendre. C’est légitime. C’est également ce qu’on peut appeler le « devoir de résistance à l’oppression » et ce à quoi il fallait bien s’attendre après une telle semaine sanglante… Et l’opinion publique s’est plus que largement retranchée, dans un premier temps, derrière ce camp-là.
Quid du Font National ? Pour l’instant, peu d’éléments, a priori, ne peuvent nous éclairer suffisamment sur ses futures intentions…
Mais il faut se méfier, à double titre, de nos velléités à combattre, d’une part, seuls, le terrorisme islamiste, et, d’autre part, le fait indéniable qu’il faut se méfier de soi-même, de nos propres emportements, en ce sens que nous ne pouvons, que nous ne devrions pas, répondre à la menace par la même « logique meurtrière », c’est à dire extrémiste et jusqu’au-boutiste, de nos (nouveaux et anciens) ennemis – de l’intérieur comme de l’extérieur, pourrait-on alors dire… sans non plus se réclamer d’un Robespierre !
Il apparaît en effet que cela aboutirait à un paradoxe nuisible à tous et en particulier à l’identité française.
Championne s’il en est de la défense des droits humains qui ont fondé l’idéal même de la démocratie moderne – modèle toujours aussi imparfait mais auquel nul ne trouve de véritable alternative, sauf à se figurer que les « lois de la charia » puissent servir un idéal de justice, il s’agirait du paradoxe d’une « République conquérante », comme au temps des croisés ou des guerres napoléoniennes… Dont tant d’historiens font une épopée sacrée car elles auraient permis aux idées politiques si novatrices de l’époque de se répandre. Comme si, au fond, la « civilisation » était l’apanage de l’Occident. Ce qui est faux puisque, accessible à tout être humain doté de raison, elle est en soi universelle, et, il faut le croire aussi, universalisable.
Mais il faut d’abord tenter de comprendre ce que seront, a minima dans le futur proche, les réactions françaises face aux nouvelles formes d’actes de guerre dont elle est victime. Elle, mais également de nouvelles cibles a priori plus « improbables » (Japon, Jordanie, Tunisie)…
Il faudrait, notamment, faire davantage la part des choses entre des décisions « à chaud » (la poursuite ou non des frappes aériennes en Syrie, en Irak), et celles qui méritent le retour nécessaire à un certain « sang-froid ». Surtout en matière de politiques publiques (refonte de l’éducation civique, de l’Armée peut-être, lois sur l’immigration par exemple).
Aussi, à plus long terme, il faudra faire comme on dit le « choix des armes ». Dans tous les sens du terme.
A savoir, évidemment, quelles politiques nous devrions, au-delà bien sûr de la sécurité intérieure du pays, raisonnablement choisir, en tant qu’Etat de droit et malgré le fait d’être une grande puissance militaire. En somme, n’y a-t-il pas alternative à la guerre, au fameux « choc des civilisations » (S. Huntington) tant prédit et, de plus en plus, à l’heure actuelle ?
Et, quand bien même la France devrait, comme cela risque fort de se produire, en venir à utiliser la force, elle doit impérativement mener, en parallèle, des actions diplomatiques fortes et envoyer des messages puissants au reste du monde : ceux d’une nation profondément attachée à l’humanisme qui fait notre écorce, à nous, français, entre autres, depuis des siècles.
En attendant, la place des extrêmes, de gauche comme de droite, sur l’échiquier politique, s’était un temps trouvée comme amoindrie par les « événements »… Et cela semblait, jusqu’au retour récent des anciennes querelles politiciennes, une bonne nouvelle pour l’idée d’un vrai rassemblement républicain, auquel nous aurions pu, chacun à notre manière, tous nous rallier au moins sur le court ou moyen terme.
Car là encore, nous ne devrions pas, pour l’instant tout du moins, nous réinscrire dans des luttes partisanes, tellement enracinées, trop, même, dans notre culture politique. La France doit se montrer unie, ne serait-ce que pour sa crédibilité internationale.
Le plus grand problème auquel est désormais confrontée cette « union sacrée provisoire » à laquelle nous assistions plus ou moins depuis quelques semaines, et malgré les inévitables voix discordantes, est celui de trouver un nouveau visage, présidentiel, à la France… Moderne, et, dans le sens large du terme, de nature œcuménique, unificatrice.
Bref, il nous faudra bientôt une présidence accessible aux progrès du pacifisme. De manière, toujours, à lutter contre toutes les formes de communautarismes qui depuis trop longtemps défient notre République officiellement « laïque et indivisible » (Constitution de 1958, article 1er).
Car n’en demeure pas moins que les regards se fixent de nouveau sur l’échéance de 2017. C’est dire si l’urgence de la situation est également de combattre avec une détermination sans bornes les anciens réflexes de repli sur la « sphère privée » dont nous payons tant le prix à l’heure qu’il est. En bref, de réconcilier les Français avec eux-mêmes, de même qu’avec la politique et ses « procédés » - traditionnels ou réinventés !
La réalité nous prouve en tout cas que, même au cœur d’une crise sans précédent, il existe ce dilemme entre union de façade et un éventuel sursaut républicain…
La dernière solution pourrait qui le sait prévaloir si le volontarisme de nos hommes politiques était, enfin, à ce nouveau « grand rendez-vous » de notre Histoire.
in "Les défis du pacifisme", http://www.edilivre.com/la-revolution-pacifiste-231dd0b865.html
Prière à la mélancolie
13/12/2015 00:56 par carojulia
Prière à la mélancolie
I
Mélancolie, tu te transportes,
Entre mes seins, dans mes eaux mortes,
Le sel de l’eau emplit mes yeux
Mes jours sont vieux, tu les emportes
Mélancolie, comme un ciel bleu
Après l’orage qui vous lave
Tu es la pureté des cieux
Et la nuit vient comme une enclave
Comme une esclave qui se lasse
Qu’un être libre a pris en traître
Moi je me traîne et je ressasse
Des souvenirs d’amours humaines
Non je n’ai pas fini ma quête
II
J’ai mal pour eux. Mal pour moi-même
Et puis j’ai bien trop dit je t’aime
Aux paresseux de l’amour tendre
Que j’ai le cœur fou à se fendre
III
Tu as troublé mes habitudes
Pris en otage mes étés
Je n’ai que peu de certitudes
Toi, marchant là, à mes côtés
Mélancolie, triste fortune
Que l’on ne peut jamais léguer !
Un rayon vient, doux, sur la lune
Oh j’ai mal d’avoir tant aimé
Aimé sans retour, puis sans haine
Aimé comme on détruit ses chaînes
Le cœur jamais habitué
Et l’âme à jamais incertaine
Et là je rêve du passé
Toi ? Tu m’enchaînes
La nostalgie de l’être aimé
N’est pas la réponse suprême
IV
Questions, questions recommencées
Contre un néant qui vous obsède
Je remplissais de l’être aimé
Le vide fou que l’on ne sème
V
À reculons, mélancolie,
Je vais, je viens, je te contourne
Quelquefois je me porte mieux
Mais tu reviens, tu te retournes
Tel un passant déçu, blessé
Qui me regarde dans les yeux
Fixement, hébété
Ivresse, ivresse, es-tu passée ?
T’ai-je assommée en cours de route ?
Le vin ne vient plus t’entraver
Mélancolie, coûte que coûte,
Ah te voilà bien installée
Entre mes reins, contre ma bouche
Et tu m’embrasses et tu m’embrasses
Quand je me lève ou je me couche
Jamais jamais tu ne te lasses
Nul ne te mettra sur la touche
Car nul ne veut prendre ta place
Tu es la clé de mes impasses
VI
C’est un chant d’amour érotique
Que je t’écris, lors que je passe
Entre ces sentiers douloureux
Un chant d’enlacement tragique
Yeux dans les yeux
Cœur sur ton cœur
Toi, tu te piques
D’avoir enraciné mon âme
Entre tes griffes
Moi, je me risque
Contre ta flamme
Brûlure antique
Antique flamme !
Contre ma joue, entre mes codes
Tu te frottes comme un amant
Contre lequel un rien s’érode
Tu es fidèle, je te le rends
VI
Faisons l’amour
Comme il se doit
Entre tes bras, je trouve un jour
Gris, mais à moi
Un monde sourd
Oui, mais à moi
Univers lourd
Tout comme moi
VII
De la folie ? Je n’en ai pas.
Mélancolie : protège-moi
Prière à la mélancolie
13/12/2015 00:52 par carojulia
Voici un extrait de mon livre de poésies appelé "Recueil d'amour désenchanté".
Prière à la mélancolie
I
Mélancolie, tu te transportes,
Entre mes seins, dans mes eaux mortes,
Le sel de l’eau emplit mes yeux
Mes jours sont vieux, tu les emportes
Mélancolie, comme un ciel bleu
Après l’orage qui vous lave
Tu es la pureté des cieux
Et la nuit vient comme une enclave
Comme une esclave qui se lasse
Qu’un être libre a pris en traître
Moi je me traîne et je ressasse
Des souvenirs d’amours humaines
Non je n’ai pas fini ma quête
II
J’ai mal pour eux. Mal pour moi-même
Et puis j’ai bien trop dit je t’aime
Aux paresseux de l’amour tendre
Que j’ai le cœur fou à se fendre
III
Tu as troublé mes habitudes
Pris en otage mes étés
Je n’ai que peu de certitudes
Toi, marchant là, à mes côtés
Mélancolie, triste fortune
Que l’on ne peut jamais léguer !
Un rayon vient, doux, sur la lune
Oh j’ai mal d’avoir tant aimé
Aimé sans retour, puis sans haine
Aimé comme on détruit ses chaînes
Le cœur jamais habitué
Et l’âme à jamais incertaine
Et là je rêve du passé
Toi ? Tu m’enchaînes
La nostalgie de l’être aimé
N’est pas la réponse suprême
IV
Questions, questions recommencées
Contre un néant qui vous obsède
Je remplissais de l’être aimé
Le vide fou que l’on ne sème
V
À reculons, mélancolie,
Je vais, je viens, je te contourne
Quelquefois je me porte mieux
Mais tu reviens, tu te retournes
Tel un passant déçu, blessé
Qui me regarde dans les yeux
Fixement, hébété
Ivresse, ivresse, es-tu passée ?
T’ai-je assommée en cours de route ?
Le vin ne vient plus t’entraver
Mélancolie, coûte que coûte,
Ah te voilà bien installée
Entre mes reins, contre ma bouche
Et tu m’embrasses et tu m’embrasses
Quand je me lève ou je me couche
Jamais jamais tu ne te lasses
Nul ne te mettra sur la touche
Car nul ne veut prendre ta place
Tu es la clé de mes impasses
VI
C’est un chant d’amour érotique
Que je t’écris, lors que je passe
Entre ces sentiers douloureux
Un chant d’enlacement tragique
Yeux dans les yeux
Cœur sur ton cœur
Toi, tu te piques
D’avoir enraciné mon âme
Entre tes griffes
Moi, je me risque
Contre ta flamme
Brûlure antique
Antique flamme !
Contre ma joue, entre mes codes
Tu te frottes comme un amant
Contre lequel un rien s’érode
Tu es fidèle, je te le rends
VI
Faisons l’amour
Comme il se doit
Entre tes bras, je trouve un jour
Gris, mais à moi
Un monde sourd
Oui, mais à moi
Univers lourd
Tout comme moi
VII
De la folie ? Je n’en ai pas.
Mélancolie : protège-moi
Prière à la mélancolie
13/12/2015 00:52 par carojulia
Voici un extrait de mon livre de poésies appelé "Recueil d'amour désenchanté".
Prière à la mélancolie
I
Mélancolie, tu te transportes,
Entre mes seins, dans mes eaux mortes,
Le sel de l’eau emplit mes yeux
Mes jours sont vieux, tu les emportes
Mélancolie, comme un ciel bleu
Après l’orage qui vous lave
Tu es la pureté des cieux
Et la nuit vient comme une enclave
Comme une esclave qui se lasse
Qu’un être libre a pris en traître
Moi je me traîne et je ressasse
Des souvenirs d’amours humaines
Non je n’ai pas fini ma quête
II
J’ai mal pour eux. Mal pour moi-même
Et puis j’ai bien trop dit je t’aime
Aux paresseux de l’amour tendre
Que j’ai le cœur fou à se fendre
III
Tu as troublé mes habitudes
Pris en otage mes étés
Je n’ai que peu de certitudes
Toi, marchant là, à mes côtés
Mélancolie, triste fortune
Que l’on ne peut jamais léguer !
Un rayon vient, doux, sur la lune
Oh j’ai mal d’avoir tant aimé
Aimé sans retour, puis sans haine
Aimé comme on détruit ses chaînes
Le cœur jamais habitué
Et l’âme à jamais incertaine
Et là je rêve du passé
Toi ? Tu m’enchaînes
La nostalgie de l’être aimé
N’est pas la réponse suprême
IV
Questions, questions recommencées
Contre un néant qui vous obsède
Je remplissais de l’être aimé
Le vide fou que l’on ne sème
V
À reculons, mélancolie,
Je vais, je viens, je te contourne
Quelquefois je me porte mieux
Mais tu reviens, tu te retournes
Tel un passant déçu, blessé
Qui me regarde dans les yeux
Fixement, hébété
Ivresse, ivresse, es-tu passée ?
T’ai-je assommée en cours de route ?
Le vin ne vient plus t’entraver
Mélancolie, coûte que coûte,
Ah te voilà bien installée
Entre mes reins, contre ma bouche
Et tu m’embrasses et tu m’embrasses
Quand je me lève ou je me couche
Jamais jamais tu ne te lasses
Nul ne te mettra sur la touche
Car nul ne veut prendre ta place
Tu es la clé de mes impasses
VI
C’est un chant d’amour érotique
Que je t’écris, lors que je passe
Entre ces sentiers douloureux
Un chant d’enlacement tragique
Yeux dans les yeux
Cœur sur ton cœur
Toi, tu te piques
D’avoir enraciné mon âme
Entre tes griffes
Moi, je me risque
Contre ta flamme
Brûlure antique
Antique flamme !
Contre ma joue, entre mes codes
Tu te frottes comme un amant
Contre lequel un rien s’érode
Tu es fidèle, je te le rends
VI
Faisons l’amour
Comme il se doit
Entre tes bras, je trouve un jour
Gris, mais à moi
Un monde sourd
Oui, mais à moi
Univers lourd
Tout comme moi
VII
De la folie ? Je n’en ai pas.
Mélancolie : protège-moi
La nécessité d'une union sacrée
12/12/2015 13:43 par carojulia
Le 21/01/15
La nécessité d’une union sacrée en France
1914 : Tous les députés, droite et gauche réunis, pleurent Jaurès et ses appels à la pacification des mœurs…
Mais les nationalismes montent, montent, comme monteraient aujourd’hui dans les sondages les groupements populistes (FN ou autres) au prétexte qu’il faut bien se « défendre ». Mais l’expression est plus qu’équivoque en ces temps troublés où les forces républicaines sont de nouveau mises à mal, après une « union sacrée » qui ne nous leurrons guère ne fut sans doute qu’une façade : les élections partielles récentes dans le Doubs semblent appuyer cette thèse… A l’heure où droite et gauche républicaines peinent tant à redéfinir une stratégie.
Cependant, se « défendre », cela signifie-il vraiment la guerre en réponse à la guerre ? Ou bien, n’existerait-il pas, quelque part, selon l’expression consacrée juridiquement (par toutes les conventions internationales dignes de ce nom), une part majeure de « légitime défense », et au-delà de laquelle il ne nous faudrait pas peut-être trop nous aventurer ?
Pour l’heure, dans le monde politique, autour d’un Manuel Valls plus éloquent et ferme que jamais, la majorité ressoudée s’en tire avec les honneurs. La gestion de la « crise » par l’exécutif - expression là aussi curieusement consacrée, à l’heure même où le nouvel « élan révolutionnaire » qui s’est emparé de la France, tout au moins au sens où nous le pensons, d’une réorganisation profondément pacifique de la société, prend des proportions intéressantes, semble en effet avoir surpris tout le monde, y compris dans les rangs d’une opposition demeurée d’abord muette… Avant d’entonner l’hymne national, elle aussi, le deuil dans l’âme.
Le Président aurait-t-il donc tort ou raison, dans ces circonstances, de s’afficher comme un « chef de guerre » ?
Oui, car il faut se défendre. C’est légitime. C’est également ce qu’on peut appeler le « devoir de résistance à l’oppression » et ce à quoi il fallait bien s’attendre après une telle semaine sanglante… Et l’opinion publique s’est plus que largement retranchée, dans un premier temps, derrière ce camp-là.
Quid du Font National ? Pour l’instant, peu d’éléments, a priori, ne peuvent nous éclairer suffisamment sur ses futures intentions…
Mais il faut se méfier, à double titre, de nos velléités à combattre, d’une part, seuls, le terrorisme islamiste, et, d’autre part, le fait indéniable qu’il faut se méfier de soi-même, de nos propres emportements, en ce sens que nous ne pouvons, que nous ne devrions pas, répondre à la menace par la même « logique meurtrière », c’est à dire extrémiste et jusqu’au-boutiste, de nos (nouveaux et anciens) ennemis – de l’intérieur comme de l’extérieur, pourrait-on alors dire… sans non plus se réclamer d’un Robespierre !
Il apparaît en effet que cela aboutirait à un paradoxe nuisible à tous et en particulier à l’identité française.
Championne s’il en est de la défense des droits humains qui ont fondé l’idéal même de la démocratie moderne – modèle toujours aussi imparfait mais auquel nul ne trouve de véritable alternative, sauf à se figurer que les « lois de la charia » puissent servir un idéal de justice, il s’agirait du paradoxe d’une « République conquérante », comme au temps des croisés ou des guerres napoléoniennes… Dont tant d’historiens font une épopée sacrée car elles auraient permis aux idées politiques si novatrices de l’époque de se répandre. Comme si, au fond, la « civilisation » était l’apanage de l’Occident. Ce qui est faux puisque, accessible à tout être humain doté de raison, elle est en soi universelle, et, il faut le croire aussi, universalisable.
Mais il faut d’abord tenter de comprendre ce que seront, a minima dans le futur proche, les réactions françaises face aux nouvelles formes d’actes de guerre dont elle est victime. Elle, mais également de nouvelles cibles a priori plus « improbables » (Japon, Jordanie, Tunisie)…
Il faudrait, notamment, faire davantage la part des choses entre des décisions « à chaud » (la poursuite ou non des frappes aériennes en Syrie, en Irak), et celles qui méritent le retour nécessaire à un certain « sang-froid ». Surtout en matière de politiques publiques (refonte de l’éducation civique, de l’Armée peut-être, lois sur l’immigration par exemple).
Aussi, à plus long terme, il faudra faire comme on dit le « choix des armes ». Dans tous les sens du terme.
A savoir, évidemment, quelles politiques nous devrions, au-delà bien sûr de la sécurité intérieure du pays, raisonnablement choisir, en tant qu’Etat de droit et malgré le fait d’être une grande puissance militaire. En somme, n’y a-t-il pas alternative à la guerre, au fameux « choc des civilisations » (S. Huntington) tant prédit et, de plus en plus, à l’heure actuelle ?
Et, quand bien même la France devrait, comme cela risque fort de se produire, en venir à utiliser la force, elle doit impérativement mener, en parallèle, des actions diplomatiques fortes et envoyer des messages puissants au reste du monde : ceux d’une nation profondément attachée à l’humanisme qui fait notre écorce, à nous, français, entre autres, depuis des siècles.
En attendant, la place des extrêmes, de gauche comme de droite, sur l’échiquier politique, s’était un temps trouvée comme amoindrie par les « événements »… Et cela semblait, jusqu’au retour récent des anciennes querelles politiciennes, une bonne nouvelle pour l’idée d’un vrai rassemblement républicain, auquel nous aurions pu, chacun à notre manière, tous nous rallier au moins sur le court ou moyen terme.
Car là encore, nous ne devrions pas, pour l’instant tout du moins, nous réinscrire dans des luttes partisanes, tellement enracinées, trop, même, dans notre culture politique. La France doit se montrer unie, ne serait-ce que pour sa crédibilité internationale.
Le plus grand problème auquel est désormais confrontée cette « union sacrée provisoire » à laquelle nous assistions plus ou moins depuis quelques semaines, et malgré les inévitables voix discordantes, est celui de trouver un nouveau visage, présidentiel, à la France… Moderne, et, dans le sens large du terme, de nature œcuménique, unificatrice.
Bref, il nous faudra bientôt une présidence accessible aux progrès du pacifisme. De manière, toujours, à lutter contre toutes les formes de communautarismes qui depuis trop longtemps défient notre République officiellement « laïque et indivisible » (Constitution de 1958, article 1er).
Car n’en demeure pas moins que les regards se fixent de nouveau sur l’échéance de 2017. C’est dire si l’urgence de la situation est également de combattre avec une détermination sans bornes les anciens réflexes de repli sur la « sphère privée » dont nous payons tant le prix à l’heure qu’il est. En bref, de réconcilier les Français avec eux-mêmes, de même qu’avec la politique et ses « procédés » - traditionnels ou réinventés !
La réalité nous prouve en tout cas que, même au cœur d’une crise sans précédent, il existe ce dilemme entre union de façade et un éventuel sursaut républicain… http://www.edilivre.com/la-revolution-pacifiste-231dd0b865.html
La dernière solution pourrait qui le sait prévaloir si le volontarisme de nos hommes politiques était, enfin, à ce nouveau « grand rendez-vous » de notre Histoire.
Le 21/01/15
La nécessité d’une union sacrée en France
1914 : Tous les députés, droite et gauche réunis, pleurent Jaurès et ses appels à la pacification des mœurs…
Mais les nationalismes montent, montent, comme monteraient aujourd’hui dans les sondages les groupements populistes (FN ou autres) au prétexte qu’il faut bien se « défendre ». Mais l’expression est plus qu’équivoque en ces temps troublés où les forces républicaines sont de nouveau mises à mal, après une « union sacrée » qui ne nous leurrons guère ne fut sans doute qu’une façade : les élections partielles récentes dans le Doubs semblent appuyer cette thèse… A l’heure où droite et gauche républicaines peinent tant à redéfinir une stratégie.
Cependant, se « défendre », cela signifie-il vraiment la guerre en réponse à la guerre ? Ou bien, n’existerait-il pas, quelque part, selon l’expression consacrée juridiquement (par toutes les conventions internationales dignes de ce nom), une part majeure de « légitime défense », et au-delà de laquelle il ne nous faudrait pas peut-être trop nous aventurer ?
Pour l’heure, dans le monde politique, autour d’un Manuel Valls plus éloquent et ferme que jamais, la majorité ressoudée s’en tire avec les honneurs. La gestion de la « crise » par l’exécutif - expression là aussi curieusement consacrée, à l’heure même où le nouvel « élan révolutionnaire » qui s’est emparé de la France, tout au moins au sens où nous le pensons, d’une réorganisation profondément pacifique de la société, prend des proportions intéressantes, semble en effet avoir surpris tout le monde, y compris dans les rangs d’une opposition demeurée d’abord muette… Avant d’entonner l’hymne national, elle aussi, le deuil dans l’âme.
Le Président aurait-t-il donc tort ou raison, dans ces circonstances, de s’afficher comme un « chef de guerre » ?
Oui, car il faut se défendre. C’est légitime. C’est également ce qu’on peut appeler le « devoir de résistance à l’oppression » et ce à quoi il fallait bien s’attendre après une telle semaine sanglante… Et l’opinion publique s’est plus que largement retranchée, dans un premier temps, derrière ce camp-là.
Quid du Font National ? Pour l’instant, peu d’éléments, a priori, ne peuvent nous éclairer suffisamment sur ses futures intentions…
Mais il faut se méfier, à double titre, de nos velléités à combattre, d’une part, seuls, le terrorisme islamiste, et, d’autre part, le fait indéniable qu’il faut se méfier de soi-même, de nos propres emportements, en ce sens que nous ne pouvons, que nous ne devrions pas, répondre à la menace par la même « logique meurtrière », c’est à dire extrémiste et jusqu’au-boutiste, de nos (nouveaux et anciens) ennemis – de l’intérieur comme de l’extérieur, pourrait-on alors dire… sans non plus se réclamer d’un Robespierre !
Il apparaît en effet que cela aboutirait à un paradoxe nuisible à tous et en particulier à l’identité française.
Championne s’il en est de la défense des droits humains qui ont fondé l’idéal même de la démocratie moderne – modèle toujours aussi imparfait mais auquel nul ne trouve de véritable alternative, sauf à se figurer que les « lois de la charia » puissent servir un idéal de justice, il s’agirait du paradoxe d’une « République conquérante », comme au temps des croisés ou des guerres napoléoniennes… Dont tant d’historiens font une épopée sacrée car elles auraient permis aux idées politiques si novatrices de l’époque de se répandre. Comme si, au fond, la « civilisation » était l’apanage de l’Occident. Ce qui est faux puisque, accessible à tout être humain doté de raison, elle est en soi universelle, et, il faut le croire aussi, universalisable.
Mais il faut d’abord tenter de comprendre ce que seront, a minima dans le futur proche, les réactions françaises face aux nouvelles formes d’actes de guerre dont elle est victime. Elle, mais également de nouvelles cibles a priori plus « improbables » (Japon, Jordanie, Tunisie)…
Il faudrait, notamment, faire davantage la part des choses entre des décisions « à chaud » (la poursuite ou non des frappes aériennes en Syrie, en Irak), et celles qui méritent le retour nécessaire à un certain « sang-froid ». Surtout en matière de politiques publiques (refonte de l’éducation civique, de l’Armée peut-être, lois sur l’immigration par exemple).
Aussi, à plus long terme, il faudra faire comme on dit le « choix des armes ». Dans tous les sens du terme.
A savoir, évidemment, quelles politiques nous devrions, au-delà bien sûr de la sécurité intérieure du pays, raisonnablement choisir, en tant qu’Etat de droit et malgré le fait d’être une grande puissance militaire. En somme, n’y a-t-il pas alternative à la guerre, au fameux « choc des civilisations » (S. Huntington) tant prédit et, de plus en plus, à l’heure actuelle ?
Et, quand bien même la France devrait, comme cela risque fort de se produire, en venir à utiliser la force, elle doit impérativement mener, en parallèle, des actions diplomatiques fortes et envoyer des messages puissants au reste du monde : ceux d’une nation profondément attachée à l’humanisme qui fait notre écorce, à nous, français, entre autres, depuis des siècles.
En attendant, la place des extrêmes, de gauche comme de droite, sur l’échiquier politique, s’était un temps trouvée comme amoindrie par les « événements »… Et cela semblait, jusqu’au retour récent des anciennes querelles politiciennes, une bonne nouvelle pour l’idée d’un vrai rassemblement républicain, auquel nous aurions pu, chacun à notre manière, tous nous rallier au moins sur le court ou moyen terme.
Car là encore, nous ne devrions pas, pour l’instant tout du moins, nous réinscrire dans des luttes partisanes, tellement enracinées, trop, même, dans notre culture politique. La France doit se montrer unie, ne serait-ce que pour sa crédibilité internationale.
Le plus grand problème auquel est désormais confrontée cette « union sacrée provisoire » à laquelle nous assistions plus ou moins depuis quelques semaines, et malgré les inévitables voix discordantes, est celui de trouver un nouveau visage, présidentiel, à la France… Moderne, et, dans le sens large du terme, de nature œcuménique, unificatrice.
Bref, il nous faudra bientôt une présidence accessible aux progrès du pacifisme. De manière, toujours, à lutter contre toutes les formes de communautarismes qui depuis trop longtemps défient notre République officiellement « laïque et indivisible » (Constitution de 1958, article 1er).
Car n’en demeure pas moins que les regards se fixent de nouveau sur l’échéance de 2017. C’est dire si l’urgence de la situation est également de combattre avec une détermination sans bornes les anciens réflexes de repli sur la « sphère privée » dont nous payons tant le prix à l’heure qu’il est. En bref, de réconcilier les Français avec eux-mêmes, de même qu’avec la politique et ses « procédés » - traditionnels ou réinventés !
La réalité nous prouve en tout cas que, même au cœur d’une crise sans précédent, il existe ce dilemme entre union de façade et un éventuel sursaut républicain…
La dernière solution pourrait qui le sait prévaloir si le volontarisme de nos hommes politiques était, enfin, à ce nouveau « grand rendez-vous » de notre Histoire.
