Paul Eluard

26/09/2016 03:23 par carojulia

"Je suis vraiment né de ta lèvre, ma vie est à partir de toi... C'est à partir de toi que j'ai dit oui au monde"

Duel

26/09/2016 03:19 par carojulia

  • Duel

    Duel

    26/09/2016 03:19 par carojulia

 

Si tu penses à autre chose

Quand tu te perds dans mes bras

Si tu penses que les choses

Ont changé à ce point-là

Qu’on en cherche au moins la cause

Dans le terrible combat

 

C’est ce duel qui s’impose

Toujours entre toi et moi

Finissons-le si tu l’oses

Nous n’en resterons pas là

 

Si tu vois des portes closes

Des murs entre toi et moi

Toutes ces prisons encloses

Crois-moi qu’on les ouvrira

 

Dans ce duel qui expose

Nos âmes qu’on ne sait pas

Réconcilier sous des choses

Qui feraient renaître en moi

Le jour qui était morose

L’aube qui n’attend que toi

 

Si tu penses à quelque chose

Réfléchis plutôt à ça

Dans ce duel qui explose

Entre nos deux cœurs en croix

Je sais bien que tout implose

Mais pourtant que l’on fera

Dans ces duels une pause

Dans la trêve de la joie

 

C’est que cette fin s’impose

De notre crime sans lois

La renaissance des roses

Ne dépendrait que de ça

 

Dans ce duel qui se pose

A présent qui est à bas

Puisqu’il y a quelque chose

De fort entre toi et moi

De plus puissant que les choses

Qui séparent les ébats

De l’amour qui est la cause

D’un duel qui finira

 

 

Vertige

23/04/2016 06:38 par carojulia

  • Vertige

    Vertige

    23/04/2016 06:38 par carojulia

 

Vertige

 

Vertige qui tout bas

Me pousse vers le haut

Amour naissant, nouvelle chance

Amour renaissant sous les cendres

C’est le moment des belles joies

C’est le plus beau moment de sens

C’est le moment des rêves tendres

 

Vertige qui nous prend ensemble

Dans une valse trépidante

On passe en juin même en décembre

On se retrouve main dans la main

A savourer le moment cher

Saveur de nos nuits incertaines

Encore frémissantes d’hivers !

 

Vertige de cœurs en partance

Vers un ailleurs plein d’évidences

Tourbillon de nos sens rebelles

Oubli de nos phases martyres

De toutes les vaines querelles

Et fin de tous les repentirs !

 

Vertige qui rend la vie telle

Ne t’enfuis pas déjà de nous

Laisse-nous la fortune immense

La gloire d’être enfin debout

Enfin libérés de nos chaînes

Enfin libérés du poids fou

D’amours malsaines !

 

Toujours frémissant dans ma chair

Vertige en mer en plein mois d’août

Vertige en terre au moment fou

De la récolte

Vertige je suis à genoux

Et à la fois je t’en exhorte

Redonne-moi force et vigueur

Dans ma révolte

A conjurer le mauvais sort

Donne-moi le temps de voir closes

Les autres portes

 

Celles qui menaient à l’injure

A toute mauvaise rencontre

Celles à qui je dois mes blessures

Oh je veux que tu les démontes !

 

Que ce vertige ensevelisse

Les amours mortes pour toujours

Qu’enfin la vie revienne en lice

Contre la mort de tout amour !

 

Vertige en rêve, vertige en vrai

Qui fait crier les cœurs muets

Et les protège

Et les fait battre

Vertige qu’on ne peut combattre

Me voilà prise à tes filets

Et j’ai le cœur déjà en rade

Pour un voyage si parfait

Tu es déjà mon camarade

Et je ne veux que ton baiser

Sur ma joue comme une pommade

Vertige liant nos cœurs brisés

Désormais guéris de leurs maux

Voici les mots que je te rends

Comme le miroir le plus haut

Qu’est l’amour au premier regard

L’amour aux tous premiers instants

Trêves sacrées

Vertige, reste toujours devant

 

N’oublie pas de continuer

 

Vertige

23/04/2016 06:37 par carojulia

  • Vertige

    Vertige

    23/04/2016 06:37 par carojulia

 

Vertige

 

Vertige qui tout bas

Me pousse vers le haut

Amour naissant, nouvelle chance

Amour renaissant sous les cendres

C’est le moment des belles joies

C’est le plus beau moment de sens

C’est le moment des rêves tendres

 

Vertige qui nous prend ensemble

Dans une valse trépidante

On passe en juin même en décembre

On se retrouve main dans la main

A savourer le moment cher

Saveur de nos nuits incertaines

Encore frémissantes d’hivers !

 

Vertige de cœurs en partance

Vers un ailleurs plein d’évidences

Tourbillon de nos sens rebelles

Oubli de nos phases martyres

De toutes les vaines querelles

Et fin de tous les repentirs !

 

Vertige qui rend la vie telle

Ne t’enfuis pas déjà de nous

Laisse-nous la fortune immense

La gloire d’être enfin debout

Enfin libérés de nos chaînes

Enfin libérés du poids fou

D’amours malsaines !

 

Toujours frémissant dans ma chair

Vertige en mer en plein mois d’août

Vertige en terre au moment fou

De la récolte

Vertige je suis à genoux

Et à la fois je t’en exhorte

Redonne-moi force et vigueur

Dans ma révolte

A conjurer le mauvais sort

Donne-moi le temps de voir closes

Les autres portes

 

Celles qui menaient à l’injure

A toute mauvaise rencontre

Celles à qui je dois mes blessures

Oh je veux que tu les démontes !

 

Que ce vertige ensevelisse

Les amours mortes pour toujours

Qu’enfin la vie revienne en lice

Contre la mort de tout amour !

 

Vertige en rêve, vertige en vrai

Qui fait crier les cœurs muets

Et les protège

Et les fait battre

Vertige qu’on ne peut combattre

Me voilà prise à tes filets

Et j’ai le cœur déjà en rade

Pour un voyage si parfait

Tu es déjà mon camarade

Et je ne veux que ton baiser

Sur ma joue comme une pommade

Vertige liant nos cœurs brisés

Désormais guéris de leurs maux

Voici les mots que je te rends

Comme le miroir le plus haut

Qu’est l’amour au premier regard

L’amour aux tous premiers instants

Trêves sacrées

Vertige, reste toujours devant

 

N’oublie pas de continuer

 

Extraits "L'Inconstance des sentiments"

06/02/2016 06:44 par carojulia

  • Extraits "L'Inconstance des sentiments"

    Extraits "L'Inconstance des sentiments"

    06/02/2016 06:44 par carojulia

 

"Je t’écris et t’écris jusqu’à la frénésie. Je te couvre de mots. De fleurs indélébiles. Oh oui, je l’aime trop, cet « Adrien » un rien fragile. Ce différent de tous ces sots, qui m’auront rendue difficile…

 Voilà ma position, en ces heures laborieuses des balbutiements d’une relation. En ces heures encore floues et incertaines d’avec toi, mon amour.

 Le poème va prendre alors la forme d’une « rédemption », d’un recommencement de zéro :

 Rédemption

 I

Tes yeux n’ont pas guéri

Pas encore, mon amour

Dans leur fragile azur

Ce qui m’a tant meurtrie

Tout le long de mes jours

Cette antique blessure

Inlassable, infinie

 

J’en saignerai toujours

D’un flot de sang rageur

Malgré tout mon amour

J’aurai ce vide au cœur

Chaque instant, chaque jour

 

Puis-je t’aimer entière ?

Une part de moi-même

Ne m’appartient plus guère

Cependant elle essaime

En moi ce goût amer

Qui me rend incertaine

 

Me rappelant sans cesse

Ce que j’étais hier

Un îlot de détresse

Prisonnier d’une mer

Insensible et hostile

Petit morceau de terre

Ne tenant qu’à un fil

 

Extraits de mon roman "L'inconstance des sentiments"

30/01/2016 13:08 par carojulia

 

« Revenue de l’enfer, et encore chancelante, je revois depuis peu comme une renaissance de la lumière, comme un réenchantement du monde: je t’ai trouvé, toi. Depuis peu. « Adrien ».

Amour, que je reçois, en moi comme un refrain, une rengaine d’un temps que j’avais oublié. Un avant merveilleux, tout simplement idéalisé… Malgré tous les retournements. De la vie. De la promise destinée.

Et ce prénom qui sonne et résonne à présent au-devant de mes jours comme un rappel à l’innocence et aux petits et grands bonheurs de cet avant. Avant la chute indispensable, pourtant, de l’éden familier, étranger désormais, égaré comme un rêve, lorsqu’à peine éveillés, nous sortons du silence…

Cette enfance de nous qui ne veut pas s’éteindre, feu qui brûle d’amour, flamme qui reste dense, même encore à genoux, et brûle comme un vœu renouvelé toujours : oh ne jamais se voir grandir, non, pas réellement, ne pas s’attarder  loin de ces routes tracées, croit-on, dès la naissance…

Oh ne jamais les voir flétrir, ces fleurs qui portent en elles tout notre devenir, ce qu’on possède alors, ce qui semble éternel, ces fleurs qui nous mutilent, pourtant, qui se transforment, maquillant notre enfance d’un voile de rouges, de fards intenses, éclats de la maturité, une fois qu’a passé le vent d’adolescence, et la jeunesse si volage, si volatile dans ses danses.

Ces fleurs de la promesse que semble nous donner le destin, libre voie, voie libre devant, là, dont il faut bien choisir, alors, laquelle est bien pour soi, laquelle emmènera nos envies de vacances, d’aller voir un peu loin, peut-être, dans ces moments d’urgence, d’impatiente inconscience, inégalée, je crois, quand nos vingt ans s’avancent…

Des regrets se font jour, pourtant, c’est la vraie pluie, celle qui purifie, qui lave les péchés, les erreurs de jeunesse, nous menant à la vie, la « vraie », dit-on, celle d’adulte, dans un doux paradoxe.

C’est que la vérité, condition du soleil qui nous éclairera, dans nos pas difficiles, nos passages délicats, ne naît qu’en la douleur, de ce qu’on ne peut vivre tout ce qui est prévu,  terrible discordance des idéaux et de la vie. De l’éternité de l’enfance, à la mortalité du temps. De la réalité d’adulte, à l’infini d’un amour retrouvé. »

(… Autre extrait)

« Et pourtant tout au fond de moi je sais : l’amour n’est pas fait pour durer. N’est-ce pas ?…

Ou cela se saurait. Non ?

Ce n’est que moments instantanés, sacrés, certes, divins.

Mais dans mon âme à moi je sens déjà la fêlure probable, le moment fatal où le pont cèdera, où la belle architecture de façade s’écroulera. Sans crier gare, sans prévenir. Je sais par expérience, du moins par mon passé, où il n’y eût nulle romance, à proprement parler, qu’il ne faut pas se reposer sur des lendemains qui sont censés chanter. Je sais trop par avance, je sais trop qu’il vaut mieux, à la rigueur, ne pas monter « trop haut ». Car la chute en est terrible, sans appel.

Et c’est pourtant ce que j’ai par trop fait. Ou bien par trop subi. Rengaine qui s’est répétée, refrain toujours si alangui, et si pesant de son silence, tant de fois dans ma vie.

J’en écrivais tant de poèmes, de ces amours déjà flétries, à peine nées, ces aventures d’un autre monde. Bien différent de toi et moi, là, aujourd’hui, Adrien flou, pourtant chéri. Adrien comme un paradis, que l’on convoite et qui s’ignore, nous, nous perdant dans  ce décor, dans le cœur de toutes les parades, dans la quête des sentiments, qui nous obsède… Danses qui toujours nous appellent… à nous aimer, une fois pour toutes !

Dans ces « parades » qui nous angoissent, ou qui nous perdent ou qui nous sauvent…

Oui, c’est selon.

Mais moi je suis bien trop souvent tombée, dans certains filets, sans raison, à tous ces hommes sans visage, et aujourd’hui sans nom.

C’est l’impatience qui est de mise, dans ces passades sans durée. C’est la joie qui semble permise, enfin, dans toutes ces passions, qui nous font une âme insoumise, oublieuse de la raison. Pourtant au fond l’on jette un peu sa mise, au pied d’une tour sans réponse, et infernale à en mourir.

J’ai vécu tant de toutes ces « petites morts », oui, tous ces longs essoufflements, ces perditions de la tendresse, lorsqu’elle ne sait plus son nom.

Oh, non, ma belle, douce tendresse, perdue quelquefois à la longue, quelquefois oui tu nous dis « non », « va voir ailleurs d’autres promesses, ne force pas les choses en vain, elle est déjà finie la danse »…

Alors l’on se tait c’est certain. Et l’on réprime la violence. Jusqu’au sanglot du lendemain, et jusqu’à la blessure immense : celles des sentiments vains.

Un peu comme dans mon poème de l’époque, qui se répétait en variations infinies…

 

Rencontre  amoureuse

 

Je le sais par avance

Il a déjà les clés

De mon corps et sa danse

Vient de tout commencer

 

Plus de dés, plus de chance,

C’est la fatalité

Je le sais par avance

Il ne saura m’aimer.

 

Je le sais par avance

Que je serai flouée

Ce jeu vidé de sens

Va pourtant  m’emporter

 

La marée va son cours

Je suis sur son chemin

Englouties, les amours,

Tel sera le destin

Engloutis, mon amour,

Nos rêves de Demain,

La nuit après le jour

Viendra, je le sais bien

 

D’avance  ils sont pipés

Les dés du lendemain

Malgré tous nos efforts

Cette belle journée

Ce défi à la mort

Qui vient tout encercler

On lui donnera tort

Et la voilà fanée

 

A rebours, décimées,

Les fleurs les plus retorses

Qu’une pluie vient laver

De leur péché si fort

Leur vice de beauté

 

C’est la chute des corps

Après l’union fragile

D’avance, je le savais.

Mais mes mots malhabiles

N’auront rien empêché

Tu es loin désormais

 

Je le savais d’avance

Que le bonheur ne dure…

C’est un temps l’innocence

Puis il y a la blessure

Qui envahit les sens

 

O terrible parjure

Je connaissais d’avance

Pourtant, ton jeu d’usure

Qui toujours recommence…"

C. Pivert  http://www.edilivre.com/l-inconstance-des-sentiments-231c822081.html

 

Sur le "califat"...

24/01/2016 16:22 par carojulia

 

Le « califat », un projet politique non-viable

« Multinationale de la violence, nourrie des rentes pétrolières, droguée à l’opium d’une religiosité macabre et a priori nihiliste » (Loretta Napoleoni), il est cependant certain que les visées de l’EI sont universalistes, elles aussi, pour notre plus grand malheur à tous.

 Dès lors, doit-on imaginer ces projets comme universalisables ? N’allons pas jusque-là pour autant ! Même si la journaliste italienne s’interroge, avec une préoccupation de lucidité qui n’est certes pas malvenue, sur la réinstauration probable, à moyen ou long terme, d’un califat relégué, pourtant, depuis presque un siècle depuis son abolition (chute de l’Empire Ottoman en 1924), au « néant historique ». Et ce n’est pas fatalement parce que, comme l’avance cette thèse, l’EI exploite à son profit tous les moyens modernes d’une « guerre » à laquelle, même encore aujourd’hui, nous avons peine à donner un nom, que sonnera bientôt le glas des Etats-nations et des frontières tels que nous les connaissons, reconnus et, théoriquement (et, parfois aussi, en « pratique » !) protégés par les grands principes du Droit international. Car, selon certains autres spécialistes de la question, les nouvelles facettes du terrorisme reposeraient avant tout sur l’espoir de bâtir une nouvelle  « communauté humaine » plus homogène, plus soudée peut-être, que toute autre société, sur le socle des valeurs, des idées religieuses de nature islamiste. Dans tout le « monde musulman ». Qui saurait alors exister en tant que « communauté », devenir homogène et « faire Etat ». Mais, sur les bases de quels Etats existants, lesquels défieraient alors les frontières actuelles, forgées par leurs particularismes identitaires, pourtant si multiples ? Il semble impossible d’imaginer une telle « confédération », un tel « espace géographique », même restreint, à l’heure actuelle, c’est une utopie. Non seulement que de vouloir convertir la raison en folie, en pervertissant les âmes et les poussant au Crime, mais également de se faire en parallèle une idée concrète d’un « Etat » sur une quelconque base géographique : les frontières ne se redéfinissent pas en dehors du cadre du Droit international, et surtout de sa force contraignante. Et ce dernier est en constante évolution, si tant est que les intérêts supérieurs de l’Humanité qu’il est censé défendre rencontre le courage de chefs d’Etats prêts à s’unir pour régler les conflits, dans ce « grand concert des nations », pour rétablir ou établir enfin « les règles » : les frontières. Donc la paix. Non. Le Droit international, la Cour de Justice internationale qui résout à coup d’arrêts les « litiges » territoriaux, économiques entre les Etats, et tous ceux qui s’emploient à le faire respecter sauront faire barrage aux courants qui menacent par leur expansivité les bases de son système : les frontières, bases légales qui ont atteint de par leur plus ou moins longue histoire une forme de légitimité qui ne doit pas être combattue, au nom de la paix, essentiellement… De même qu’au nom de la « prospérité » dans tous les sens du terme.

 L’EI n’est pas une possibilité. L’EI est voué à disparaître. Sur le terrain. Ce sont, effectivement, ses visées qui ne le sont pas, la volonté de convertir des foules - qui pourtant sont sans aucun doute beaucoup plus libres, plus conscientisées de l’inutilité de cette « conquête », que ces protagonistes ne le pensent - car, en plus d’être universalistes, elles sont, peut-être, certes, universalisables. Mais, dans les « esprits » uniquement. Au travers d’une Education qui peut conditionner un esprit vers le « pire ». Jusqu’à l’assassinat de la Pensée !

 Mais, surtout, l’on ne peut ignorer le vœu de paix de populations civiles désarmées qui composent plus que majoritairement les Etats de la grande « région » qui s’embrase au nom d’un projet titanesque, pour ne pas dire utopique de par sa nature même – puisqu’à son origine on ne trouve que violence, et destruction. Et, si une société humaine peut avoir en partie pour origine la violence et les inégalités (Rousseau) - pensons également aux grandes révolutions du passé de manière générale - elle ne saurait se consolider et donc perdurer dans un tel état, en état permanent de guerre avec le reste du monde !

On ne peux qu’observer, à l’heure présente et au-delà des coups de feu, des pillages et des explosifs qui finiront bien par s’épuiser, si l’on agit bien sûr, tout d’abord sur leur financements réels, à quel point ces bandits d’un genre finalement « ancestral », même s’ils revêtent les vêtements de guerriers modernes, ces champions d’un terrorisme qu’on dit maintenant rationalisé, « fasciste », disions-nous, forment ainsi des « groupements de l’ombre », des « tribus », des « clans » disons-le carrément, pré-civilisationnels, restent en marge des sociétés, et ce même lorsque de nouvelles conquêtes nous laissent prévoir le « pire ».

Mais ce « pire », à quoi ressemblerait-il ? Existe-il un véritable sens, uneorientation politique suffisamment pensée et organisationnelle pour être opératoire à ce point, et ayant le pouvoir de « fédérer » autour d’elle une coalition soudée, par exemple ? Non, me semble-il, d’aussi loin que ma connaissance du sujet me permet de le penser !

 Car trop de conflits internes gangrènent le monde islamique, si géographiquement dispersé (du Maroc jusqu’à l’Indonésie pour faire bref!), si divers dans ses traditions (sunnisme, chiisme) comme dans ses réalités géostratégiques – pétrole, drogue, trafics d’armes, démographie...

 Rationnels ou irrationnels, au fond, qu’importe, le fait est que les Djihadistes et tous ceux qui les soutiennent dans l’ombre, ne font que creuser, depuis des mois et des mois, la tombe de leur propre civilisation !

 

Des mots...

22/01/2016 04:38 par carojulia

 

Des mots…

Viennent des mots sur le buvard

Mes pauvres mots dont il se fout

Ce mal ordinaire et barbare

Viennent pourtant des mots d’espoir

Dans tout ce cœur à moitié fou

 

Des mots des mots pour te contrer

Pour t’éventrer te terrasser

Terrible abîme de mon âme

Voici des mots pour te tuer

Hélas je n’ai pas d’autres armes

Que ce stylo pour t’effacer

 

J’ai des bouffées d’angoisse

Des impasses

Avec lesquelles il faut jouer

Contre lesquelles il faut tenir

Malgré les souvenirs tenaces

Il va bien falloir dépasser

Ce froid glacial à en mourir

 

J’ai pleuré tout ce que j’étais

Avec ce que j’avais de larmes

J’ai pleuré tant que je ne sais

Si je possède encore une âme

 

Des mots des mots, rien que cela

Ont-ils ce pouvoir de guérir

Qu’on leur attribue quelquefois ?

Je me sens vide à en mourir

La dépression tue tout en moi

Le charme d’un printemps, un baiser, un sourire

 

Sors de ma vie, mon cœur, vraiment !

Cette fois-ci vraiment j’insiste

Je ne sais plus comment

Ou bien pourquoi j’existe

Je suis tout simplement

Et tout le temps si triste !

 

Ces mots seront rivière

Ils ont besoin de fuir

L’horreur et la poussière

De trop de souvenirs

 

Les mots comme un navire

Echappant à la terre

A l’enfer du mal-vivre

Des mots heureux et fiers

L’opposé d’un soupir

Des mots comme de l’air

Ou la magie de rire

 

Des mots comme la mer

Au cœur de la tempête

Des mots, des mots pour dire

Que vive ma colère

Je relève la tête

Pour ne plus la fléchir !

 

 

 

 

 

Un grand classique pour se "détendre"

08/01/2016 19:23 par carojulia

"Ah! dis le renard, je pleurerai.

- C'est ta faute, dit le petit prince, je ne te souaitais point de mal, mais tu as voulu que je t'apprivoise...

- Bien sûr, dit le renard.

- Mais tu vas pleurer! dit le petit prince. 

- Bien sûr, dit le renard.

- Alors, tu n'y gagnes rien!

- J'y gagne, dit le renard, à cause de la couleur du blé."

Sur le 11 janvier...

29/12/2015 15:02 par carojulia

Le 11 janvier 2015 : une révolution pacifiste et citoyenne ?

Et si l’on évoquait l’idée qu’une révolution, des mœurs, de la culture qui nous entoure, Français comme occidentaux au sens très vaste – serait née dans le sillage du « grand bouleversement » des attentats de Paris, et bien sûr de l’immense rassemblement citoyen qui s’en est suivi, en ce 11 janvier 2015 ?

 Il y eût un bouleversement certain au vu des chiffres, du reste, et, même encore silencieux, l’avènement d’un « pacifisme », au travers d’un républicanisme nouveau, ne pourra cependant qu’advenir si l’on tient compte du fait que notre rapport à la violence doit nécessairement évoluer, si l’on persiste à avoir foi en notre démocratie préparée, depuis longtemps déjà, à participer de son éradication là où nos engagements militaires, mais aussi diplomatiques, politiques, impliquent cet espoir.

(…)

Peut-être même, à très long terme, il s’agira d’une révolution mondiale… Qui sait ? Un phénomène, tout du moins, qui nous concerne tous. Aujourd’hui plus que jamais.

Bref, une « révolution » qui ne serait pas nécessairement politique en soi, au sens d’un renversement de pouvoirs en place, mais sociétale, et comme venant de l’intérieur de chacun, bouleversant avant tout les mentalités. Une « rébellion » intellectuelle avant tout… mais qui prendra du temps, voilà tout ! Beaucoup, certes. (…)

Puisque c’est la liberté de la presse qui vient d’être visée, c’est aussi un cri de la raison, celle qui cherche à rétablir ou établir un ordre républicain, démocratique… pacifique, aussi. Ce qui serait nouveau, précisément.

Ces « sentiments pacifiques », en outre, s’expriment ici également à l’égard du reste du monde, qui lui aussi va forcément réagir à sa manière. Mais il y a réaction.

La France, l’Europe, le Monde dans son entier, a réagi. Paris c’est la  « capitale du monde démocratique » moderne, quelque part, son berceau, d’abord, puis sa longue tradition républicaine… Puis laïque. (…)

Car, aussi, quelque part, les « jours meurtriers » que nous venons de vivre ont réveillé l’identité et l’esprit citoyens qui ne nous habitaient plus depuis bien longtemps. Et ce n’est pas forcément parce que c’est Charlie, un journal soixante-huitard typique, pourtant, mais parce que c’est la patrie.

 

Il faut bien sûr dores et déjà voir au-delà de la seule liberté de la presse, et imaginer les conséquences sur la paix mondiale que cette grande vague qui ne peut pas être éphémère aura, puisqu’elle marquera les « esprits », reparlons-en. Les esprits libres, qui se libèreront des préjugés religieux ou raciaux pour repenser la société. Complètement. (…)

Etre pacifiste, cela va plus loin : c’est une société qui s’ouvre à l’évolution de mœurs jusque-là considérés comme faisant partie des « normes », à savoir jusqu’ici la persistance des guerres, ayant toujours été prétendument « consubstantielles » à la nature humaine… C’est aussi une nation, une grande et juste nation (comme la France, bien sûr !) qui n’agirait pas que dans son seul intérêt : c’est l’objectif durable d’une société civile internationale convertie à la paix démocratique (pléonasme à mon sens) au message universaliste ! » (…)  In « Les défis du pacifisme » http://www.edilivre.com/la-revolution-pacifiste-231dd0b865.html